Chouchoue & Chouchou

Un petit bonjour à tous nos amis qui viennent suivre nos aventures ici et aux personnes qui nous trouvent par hasard. Nous avons décidé de faire ce blog afin justement que la "famille" de Suisse et la famille et les amis de Belgique puissent avoir de nos nouvelles régulièrement.

Chouchoue et Chouchou c'est une histoire qui a commencé en juillet 2007... une histoire qui a commencé par l'amour des montagnes et qui continue avec l'amour... au milieu des montagnes.

Mais avant cela c'était Marc et Christel...

Marc est né en Belgique il y a quelques décénnies. Depuis sa plus tendre enfance il passe ses vacances en Suisse, surtout en Valais, avec ses parents. L'été ils font de la randonnée et l'hiver du ski... ce qui lui permet de découvrir ce pays auquel il s'attache particulièrement.  Il fait le conservatoire de Bruxelles et devient pianiste... mais il revient régulièrement en Valais et commence à faire ses premières courses en haute montagne avec des guides. Décidé, il sait que pour être heureux il doit vivre en Suisse et c'est ainsi qu'il vient s'installer dans le Val d'Hérens à Villaz. Auteur, compositeur et producteur, il peut sans problème travailler depuis Villaz...

Christel est née et a grandi en Valais. Elle passe ses étés d'enfant au "mayen" avec ses grands-parents, sa soeur et ses cousins. Depuis toujours elle entend son papa parler de ses courses en montagne... mais n'ayant pas la possibilité d'y participer, elle passe son temps à regarder de belles photos dans les livres et à rêver d'être un jour sur l'un de ces sommets... le temps qui passe la conduit sur d'autres chemins... elle fait un peu de fitness, de course à pied et des randonnées, mais l'envie d'aller voir "là-haut" est plus forte et un jour elle décide de prendre son destin en main et de changer de vie...

C'est à ce moment qu'ils se rencontrent et Marc l'emmène sur son premier sommet... elle n'a jamais mis de crampons de sa vie, jamais marché sur un glacier... elle ne sait pas faire un noeud, ni s'encorder.. mais ce jour d'août 2007 sera pour toujours dans leur mémoire... Le premier sommet des Chouchoux, la Pointe de Vouasson...

Amateurs, mais passionnés, nous profitons dès que les conditions le permettent de partir sur les hauteurs. Depuis notre premier sommet ensemble, nous n'avons cessé de progresser et réalisons petit à petit nos rêves ! Nous partageons à chaque fois des moments intenses et merveilleux et sommes toujours impatients de vivre de nouvelles aventures.

Des rêves nous en avons encore tellement et nous espérons bien passer le restant de notre vie à les réaliser ensemble et avec nos amis...


Nous vous souhaitons de passer un bon moment ici et de vous donner l'envie de découvrir ces endroits...

Les Chouchoux


Vendredi 7 août 2009 5 07 /08 /2009 13:32
Après notre retour mouvementé du Mont-Rose dimanche dernier et le temps moche de lundi, la météo annonce quatre jours de grand beau temps !

Nous décidons d'en profiter et prenons trois jours de congé pour partir en amoureux à la découverte de l'Oberland Bernois avec en projet de gravir le Mönch et la Jungfrau.

C'est donc sous un soleil radieux que nous partons mardi matin pour Grindelwald, village renommé pour ses célèbres sommets et particulièrement pour l'impressionnante face nord de l'Eiger qui le domine.

Nous nous dirigeons en direction de Goppenstein où nous mettons notre voiture sur le train pour traverser la montagne et ressortir dans le canton de Berne, à Kandersteg. De là, nous descendons la vallée en direction du Lac de Thoune avant de remonter sur Grindelwald. Joli voyage qui nous prend deux bonnes heures.

De là, nous prenons le train qui va nous emmener à travers les prés et les alpages jusqu'à Kleine Scheidegg, station intermédiaire au pied des faces nord de l'Eiger, du Mönch et de la Jungfrau.

Nous changeons ensuite de train, pour filer au coeur de la montagne et traverser même la face nord de l'Eiger avant d'arriver à 3'454 m d'altitude au Jungfraujoch !


De là, nous avons l'impression que la Jungfrau et le Mönch sont à portée de main



Nous voyons l'imposant Aletschhorn qui domine le gigantesque glacier d'Aletsch.


Il nous faut environ 3/4 d'heure pour nous rendre à la Mönchjochhütte, point de départ de nos ascensions. C'est carrément une piste dammée qui nous conduit à la cabane, située au pied du Mönch, et qui par son accès facile attire une foule de touristes.

Nous nous installons dans notre dortoir, immense, près de 20 places, et passons le reste de l'après-midi sur la terrasse au soleil.

Tout à coup je sens une main sur mon épaule et nous sommes tout surpris et tout heureux de voir notre cher guide et ami Jean-Marc ! Il se rend le lendemain à la Jungfrau avec deux clients.

Nous passons donc la fin de l'après-midi à parler et à écouter ses conseils. Selon lui la Jungfrau est en bonnes conditions, mais dès le col, la glace commence à faire son apparition et tout faut pas serait fatal.

A table, nous parlons également avec un guide fort sympathique qui va faire mercredi matin le Gross Fiescherhorn avec son client. Il nous dit qu'actuellement il est en parfaite condition, mais également assez exposé. Nous voyons la trace qui mène à l'arête depuis la cabane et je suis bien inspirée par ce sommet.

C'est donc la tête pleine de questions que nous allons nous coucher. Chouchou se sent en pleine forme et moi je réfléchis et j'angoisse toute la nuit.

Au final, nous nous levons à 6h00 du matin et partons pour le Mönch à 7h00. Miraculeusement, dès que nous commencons à marcher, mes doutes s'envolent et je me sens bien et heureuse d'être là.

La montée au Mönch est courte, mais l'arête sommitale est exposée et très aérienne. Raison pour laquelle nous ne l'avons pas fait le premier jour afin de bénéficier de la neige du matin encore bien dure.

La course débute sur une arête en rocher avec de la marche et de l'escalade facile. Nous traversons ensuite une première arête de neige pas trop raide avant de nous retrouver sur un nouveau ressaut rocheux.


De là une pente en neige plus raide, équipée de pieux pour l'assurage, nous mène à la fameuse arête sommitale.



Nous nous concentrons bien, car tout faut pas ou perte d'équilibre serait fatal et nous arrivons au sommet sans problème.



De là, la vue est encore une fois à couper le souffle.



La Jungfrau est majestueuse et l'Eiger impressionnant.



Nous voyons même derrière l'Aletschhorn les Alpes Valaisannes, le Mont-Rose et bien d'autres.



Au fond, ce sont les prés verts de Grindelwald, la Kleine Scheidegg et le lac qui contrastent avec le blanc des glaciers qui nous entourent.



Nous avons également une vue de premier ordre sur le Gross Fiescherhorn, l'Hinter Fiescherhorn, le Finsteraarhorn...



Enfin, nous ne nous attardons pas, désireux de redescendre avant que la neige ne ramolisse trop.


Tout se passe pour le mieux, même le croisement d'une cordée sur l'arête et nous nous retrouvons à la descente derrière un guide espagnol et son client fort sympathiques.

La neige est encore assez dure et nous n'avons pas besoin de nous assurer aux pieux. Nous descendons donc corde tendue pour perdre moins de temps.

Arrivés au bas des passages de neige, nous faisons une longue pause sur les rochers, au soleil, et profitons de ces moments magiques que nous vivons tous les deux.

Nos ventres commençant à crier famine, nous retournons à la cabane pour manger de bon coeur. Nous passons le reste de l'après-midi à lézarder au soleil et à regarder le va et vient de deux avions de glacier qui baladent les touristes.

La journée s'étant magnifiquement bien passée, nous décidons définitivement de faire le Gross Fiescherhorn, plus sauvage et moins fréquenté que la Jungfrau, mercredi.

La soirée arrive vite et nous allons nous coucher vers 20h30 pour être en forme le lendemain. En effet, le guide nous a dit que l'arête prend le soleil très tôt. La dernière pente étant proche de 50 degrés, nous désirons être de retour avant qu'elle ne chauffe pour ne prendre aucun risque.

C'est donc le coeur léger et plein de bonheur que nous nous endormons l'un contre l'autre en se réjouissant de la journée qui nous attend...

Album photo : http://www.leschouchoux.com/album-1436928.html

Topo : http://www.camptocamp.org/routes/54703/fr/monch-par-l-arete-se

Mönchjochhütte : http://www.moenchsjoch.ch/

Jungfraujoch : http://www.jungfraubahn.ch/de/DesktopDefault.aspx/tabid-8//183_read-808/
Par Chouchou et Chouchou - Publié dans : Les 4000 - Communauté : Montagnes & Sports
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Dimanche 2 août 2009 7 02 /08 /2009 19:55

Le Pollux est le premier des onze sommets que nous avons prévus de faire lors de notre traversée du Mont-Rose avec Anouk et Georges.

Les dates sont bloquées depuis longtemps vu l'emploi du temps de chacun et nous sommes tous impatients de partir. Nous décidons de dormir à Täsch vendredi soir afin de prendre le premier train et ensuite la première cabine pour le Petit Cervin.

Nous passons une excellente soirée tous les quatres et faisons un étalage de nourriture sur le lit de l'hôtel afin de préparer nos casse-croûtes de la semaine. Autant dire que nous n'allons par mourir de faim !

Au réveil samedi matin le ciel entièrement dégagé laisse présager une journée magnifique. Nous partons donc dans la bonne humeur en direction de Zermatt.

De là, les cabines nous amènent en quelques minutes au Petit Cervin à environ 3800 m d'altitude, sans le moindre effort. Autant dire qu'il n'y a pas d'acclimatation !

Heureusement, la course débute tout tranquillement en traversant le plateau du Breithorn, sous les sommets Central et Oriental de ce dernier.

Nous prenons notre temps et faisons quelques photos de tous ces 4000 qui nous dominent. Nous voyons déjà le Pollux et à sa droite le Castor, dont la traversée est prévue pour dimanche avant de redescendre sur le refuge Quitino Sella.

Quelques belles crevasses sont déjà bien présentes et certains ponts de neige bien douteux. Nous marchons corde tendue et tout se passe sans problème même si nous sommes obligés de faire quelques sauts pour les éviter.

Le temps de prendre notre souffle, une courte montée nous mène au pied du Pollux. De là nous commençons la partie rocheuse, assez facile et ludique.

Tout le monde est en pleine forme et d'excellente humeur et nous montons dans une sympathique ambiance.

Nous rejoignons bientôt les dalles équipées de cordes fixes (passage de III+), mais rendu facile grâce à ces dernières. Par sécurité, Chouchou décide tout de même de nous assurer et nous montons ainsi sans aucun problème.

Enfin, cela tire bien sur les bras et nous nous entraidons les uns les autres, au milieu de bons rires.

La situation est juste un peu plus problèmatique lorsque nous croisons une cordée qui descend, mais enfin chacun arrive à se débrouiller comme il peut. Anouk et moi nous faisons même draguer devant nos Chouchoux par deux jeunes hommes très rigolos qui nous promettent le champagne et la suite au refuge :-)

Arrivés au sommet des rochers, nous sommes accueillis par la Vierge et le Christ qui veillent sur la montagne et sur nous.

La vue est magnifique sur le Castor

Il ne nous reste ensuite qu'un petit bout d'arête en neige afin d'atteindre le sommet. Les mollets chauffent et le souffle se fait plus court, mais enfin nous arrivons au sommet de notre premier 4000 de la semaine.

Nous sommes tous très heureux et enchantés de cette course variée et agréable. Après les bisoux et les félicitations d'usage nous redescendons en direction du Refuge des Guides d'Ayas où nous allons passer la nuit.

Cinq ou six personnes se sont lancées dans le passage des cordes fixes alors que nous descendions et nous nous retrouvons Anouk et moi saucissonnées entre deux gros gaillards, autant dire que nous ne sentons plus le vent !

Enfin, après quelques exercices pas très nets nous arrivons à nous dépatouiller de la situation bien drôle et arrivons au pied des dalles.

Entre-temps les nuages ont fait leur apparition et nous n'y voyons plus rien. Arrivés au pied des rochers nous demandons à un guide américain fort sympathique si nous pouvons le suivre.

Bien sûr nous avons notre GPS, mais les crevasses ne sont pas indiquées ! Et ce n'est pas peu dire qu'il y en a plein ! Il est trois heures de l'après-midi  et la neige est très molle, nous sommes donc plus que prudents.

Enfin, après nous être retrouvés entourrés de crevasses, nous arrivons tout de même au refuge et avons droit à une chambre pour nous quatre ! Grand luxe des refuges italiens et bien sûr on nous demande de choisir notre entrée, pâtes ou minestrone !

Dehors le mauvais temps est vraiment là et ne laisse rien présager de bon pour le lendemain. Nous décidons tout de même de nous lever à 4h30. Un violent orage nous réveille dans la nuit et lorsque nous nous réveillons, tout est complètement bouché.

Nous devons nous résoudre à la seule option possible et à celle que toutes les personnes présentes prennent, c'est de retourner au Petit Cervin et de rentrer.

Il ne sert à rien de rester un jour de plus, car le météo de lundi sera encore plus pourrie !

Mais enfin, quel retour nous avons ! Le départ du refuge se passe plutôt bien, il n'y a pas trop de vent et nous avons encore de la visibilité.

Tout à coup, il se lève, tempétueux, des grêlons tombent et nous brûlent presque les jambes à travers de nos pantalons. On n'y voit plus rien et nous avançons têtes baissées, le visage caché dans nos vestes !

On se croirait dans un film au Pôle Nord et nous marchons  tant bien que mal courbés pour lutter contre cette force invisible qui n'attend qu'un moment d'inattention pour nous jeter à terre.

Bien sûr, nous devons repasser sur les crevasses de la veille et nous avons l'impression que celle-ci n'attendent que nous ! La neige est molle et nous devons donc être très prudents.

Enfin tout se passe pour le mieux et nous rions de cette situation incroyable, presque pire qu'en hiver. Nous avons l'impression d'être seuls, perdus au milieu de nul part, lorsque tout à coup nous croisons deux personnes.

J'ai l'impression de voir deux martiens et me demande ce qu'ils foutent là, alors qu'ils doivent se poser la même question :-)

Malgré tout, nous arrivons bientôt au Petit Cervin et sommes bien heureux de nous retrouver au chaud !

La cabine ne fonctionne pas, il y a une panne d'électiricté et nous restons bloqués près de deux heures au restaurant. Dehors la tempête fait toujours rage, la neige tombe à plat et nous voyons d'énormes éclairs.

Nous ne nous laissons pas abattre et mangeons notre gargantuesque pic-nic en attendant de pouvoir bouger.

Vers midi nous pouvons descendre, 1250 kg de pierres ont été mises au milieu de la cabine... situation rocambolesque, mais très amusante.

Nous arrivons sans encombres jusqu'à Zermatt où nous faisons un peu de shopping avant d'aller manger une bonne assiette de röstis !

Et voilà un week-end bien rempli et qui nous a rappelé que si la montagne est belle lorsque le soleil brille, elle change bien vite de visage lorsque le mauvais temps s'installe. Aussi il est important de bien préparer ses courses et de savoir se débrouiller dans toute situation.

De notre côté, nous avons passé deux jours formidables et avons également bien apprécié cette journée mouvementée et riche en émotions.

Je ne peux que confirmer que nous faisons tous les quatre une cordée du tonnerre et qu'il n'y a jamais un problème ni une tension entre-nous, mais au contraire que nous nous soutenons les uns les autres et que des liens forts nous unissent.

Vivement de nouvelles aventures et le Mont-Rose... ce n'est que partie remise !

Album photo : http://www.leschouchoux.com/album-1434286.html

itinéraire : http://www.camptocamp.org/routes/54631/fr/pollux-arete-sw

Par Chouchou et Chouchou - Publié dans : Les 4000 - Communauté : Montagnes & Sports
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Jeudi 30 juillet 2009 4 30 /07 /2009 13:32

Il y a quelque part, presque dans un autre monde, tout là-haut, un endroit idylique, un endroit merveilleux, loin de tout... L'igloo des Pantalons Blancs !

Il se situe entre les Rochers du Bouc et la Pointe du Crêt, le glacier des Ecoulaies et le Glacier des Pantalons Blancs, auquel il doit son nom.

Il est dans le Val des Dix au-dessus du Barrage de la Grande Dixence, mais presque dans le Val de Bagnes à la frontière des Districts d'Hérens et d'Entremont. Ce refuge a été construit pour les alpinistes et c'est déjà une course en soi pour y accéder.

Ce lieu magique, cela fait longtemps que nous rêvons d'y aller et après une première tentative manquée en 2007, nous voici enfin en route pour y passer deux jours incroyables.

Mais réaliser un rêve, cela se mérite...

Nous prévoyons tout d'abord de nous rendre en car postal au barrage, point de départ de notre séjour. Mais Georges nous propose de nous y emmener et ainsi nous pourrons commencer notre longue marche plus tôt.

C'est donc ainsi que nous commençons nos deux jours par un petit-déjeuner sur le mur du Barrage à 8h00 du matin ! Un fameux birscher dont notre petite Anouk a le secret...

Nous laissons Georges à contre-coeur à son travail et nous partons tous les trois en direction de la Barmaz, lieu bien connu de tous les participants à la Patrouille des Glaciers.

Le chemin longe le lac des Dix avec une vue magnifique sur le Mont-Blanc de Cheilon, La Luette et la Sâle.

De la Barmaz il suffit de lever les yeux pour voir les Rochers du Bouc. Nous pensons que l'igloo se situe juste derrière... grave erreur !

 Il fait un temps magnifique et les quelques nuages de l'orage de la veille sont au-dessous de nous et donnent l'impression qu'un lac recouvre la vallée.

La pente est bien raide et chargés comme des mules, nous montons tranquillement... L'igloo n'étant pas gardienné, nous portons la nourriture pour ces deux jours, ce qui alourdi considérablement nos sacs ! Ben oui, c'est que nous sommes gourmands !

Chouchou et Anouk sont en pleine forme et pour ne pas changer, je traîne la patte ! pfff dur dur de lever les jambes, j'ai l'impression que mon sac m'enfonce dans la terre. Ma vitesse moyenne doit frôler le 150 m à l'heure ! Enfin, je vois le sommet proche et je continue mon chemin tant bien que mal.

Un coup d'oeil sur les sompteuses montagnes qui nous entourent me donne du courage.

Peu à peu la Dent-Blanche, le Cervin et la Dent d'Hérens se dévoilent à nos yeux.

Mais voilà, le sommet est là, nous voyons l'igloo, mais il est encore très loin. Il faut suivre une arête facile mais qui descend et qui remonte.

Nous faisons quelques poses, mangeons des fruits secs et buvons pour nous donner de l'énergie. Il y a quelques passages équipés de chaînes, mais rien de compliqué.

Par contre, l'igloo n'est toujours pas là ! Nous arrivons bientôt sur un petit plateau d'où nous voyons le Mont-Blanc, l'Aiguille Verte, l'Aiguille du Chardonnet et bien d'autres.

C'est magnifique, nous nous sentons le coeur léger et heureux d'être là avec tous ces sommets qui s'offrent à nous, comme une récompense à nos efforts.

De là, il faut à nouveau monter et l'arête se ressert, avant de redescendre à nouveau. Il nous reste une descente équipée d'une chaîne avant de prendre pied sur le glacier pour gagner la dernière pente qui nous mène enfin à notre igloo ! Il est tout beau, l'extérieur refait à neuf depuis quelques jours, trop chou quoi ! :-)

L'endroit est encore plus beau que nous l'avions imaginé et plus beau que toutes les photos que nous avions vues ! C'est un petit coin de bonheur, loin de la foule des grands sommets et qui procure un ressourcement incroyable et amène la paix et le calme dans nos coeurs.

Nous sommes tous les trois tellement heureux de ces moments partagés et de nous retrouver enfin dans ce lieu tant attendu.

Il n'y a pas de mots pour décrire la vue sur les innombrables sommets qui nous entourent. La Dent-Blanche, l'Aiguille de la Tsa, les Bouquetins...

Notre roi le Cervin, la sublime Dent d'Hérens...


Plus proches, le Pigne d'Arolla, la Serpentine, Le Mont-Blanc de Cheilon, la Luette, La Sâle...



Plus loin, l'un de nos rêves, le Grand Combin, toujours aussi imposant et majestueux !


En bien sûr le massif du Mont-Blanc ! Nous nous émerveillons devant tant de beauté, conscients de la chance que nous avons d'être là.

C'est avec surprise que nous constatons que l'igloo est très bien équipé. Au milieu un fourneau à bois pour le chauffer, il y a même un four ! Et il y a également une petite cuisinière à gaz pour préparer le repas. Casseroles et vaisselle sont propres et rangées et il y a des vivres de secours.

Les lits encerclent la "cuisine" et deux petites tables sont installées pour manger tranquillement. Equipement cinq étoiles !

Une fois installés, nous profitons du soleil pour faire un bon pic-nic et lézarder paisiblement en savourant pleinement le moment présent.

Mais comme toujours le temps passe trop vite et en fin d'après-midi nous décidons de faire le feu pour ne pas avoir froid lorsque le soleil sera couché. Chouchou et moi allons remplir des casseroles de neige afin d'avoir de l'eau pour cuisiner, remplir nos gourdes et faire la vaisselle.

Anouk nous prépare un souper grand luxe : velouté de légumes et pasta party :-) il ne manque que Georges à ces instants merveilleux et nous nous promettons de revenir en octobre tous les quatre.

Mais pour l'instant, nous ne voulons pas aller dormir avant de voir le coucher du soleil. C'est donc assis devant l'igloo que nous regardons durant de longues minutes l'astre du jour disparaître doucement, sans dire un mot.

Il y a parfois dans la vie des moments tellement incroyables et beaux qu'il n'y a pas de mots pour les décrire...

Enfin, maintenant c'est à nous d'aller dormir car nous avons décidé de faire la Sale le lendemain. Nous dormons tous assez mal car nous n'avons pas pensé à maintenir le feu et sommes réveillés par le froid. On se les gèle ! Plus flemmards les uns que les autres, aucun d'entre-nous n'a le courage de se lever pour mettre du bois et nous passons le reste de la nuit sous des tas de couvertures :-)

Heureusement le beau temps nous met de bonne humeur et après un excellent petit déjeuner nous partons en direction de la Pointe de Vasevay avant de remonter les pentes de la Sâle.

Deux guides de la région nous ont déconseillé de faire cette course, car le rocher n'est pas très stable. Effectivement nous perdons notre temps dans de la caillasse et nous glissons à chaque pas.

N'ayant aucun plaisir, notre cordée décide donc de ne pas se gâcher la journée et de redescendre par le Col de Vasevay en direction de Bonatchiesse. C'est parti pour 1700 mètre de descente, interminable ! 

La pente est raide et nous nous laissons plus ou moins glisser, toujours dans de la caillaisse pas très agréable. Nous atteignons ensuite de gros rochers et nous continuons dans des prés sans chemin afin de rejoindre l'écurie de Vasevay.


Nous avons une vue magnifique sur le Barrage de Mauvoisin et sur le massif des Combins, c'est bon pour le moral !


La fatigue commence à se faire sentir et les pieds commencent à nous faire souffrir ! Nous discutons quelques instants avec le sympathique berger et nous repartons. Pffff, on lui piquerait bien sa mule et son âne pour faire les derniers 500 m !

Mais rien à faire, nous devons continuer notre route... on dirait des vieillards et chaque pas nous fait souffrir. Il paraît que le sport c'est bon pour la santé ??!!!

J'hésite un moment à faire la sieste sous un sapin avec deux moutons... encore mieux, descente à dos de mouton ça peut être bien ?? Heureusement Anouk et Chouchou me motivent et c'est pô gentil, mais ça fait du bien de savoir que tout le monde souffre :-) De plus, nous voyons déjà la terrasse et les parasols du restaurant qui nous attendent, la galère ! :-)

Nous arrivons ENFIN à Bonatchiesse où Chouchou nous a déjà commandé un grand verre d'Henniez à la mente et d'Henniez cassis ! Le bonheur est total et indéfinissable lorsque nous enlevons nos chaussures ! Ah, qu'elle est belle la vie !

Et la touche finale à ces deux jours parfaits, c'est l'arrivée de notre cher Georges qui vient nous chercher. Nous nous arrêtons ensuite manger sur une terrasse à Martigny avant de rentrer à la maison prendre un bain bien mérité !

Quelques heures plus tard, nous sommes déjà prêts pour de nouvelles aventures...


Album photos : http://www.leschouchoux.com/album-1432279.html

Igloo : http://www.clubalpinsion.ch/igloo/25igloo.htm

La Sâle : http://www.clubalpinsion.ch/igloo/25crses.htm




Par Chouchou et Chouchou - Publié dans : Randonnées - Communauté : Montagnes & Sports
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Lundi 27 juillet 2009 1 27 /07 /2009 11:44

Nous avions espéré le beau temps et nous avons été gâtés ! C'était LE week-end à ne pas manquer pour aller en montagne et en plus nous étions accompagnés de maman et de Jacqueline et Roby, des amis de mes parents et  je peux dire, comme une tante et un oncle pour moi.

C'est donc samedi matin que nous partons tous les cinq de Sion en direction de Täsch pour nous rendre à la Täschhütte. Le soleil brille de mille feux, tout le monde est content et c'est grande ambiance dans la voiture.

Nous montons jusqu'à l'alpage d'où il nous reste environ 1h30 de marche jusqu'à la cabane que nous voyons déjà. Nous partons tout tranquillement en admirant le paysage et les jolies petites fleurs, avec Jacqueline et maman qui nous donnent un cours sur la flore régionale :-)

Arrivés à la cabane nous nous installons sur la terrasse avec vue imprenanble sur quelques géants des Alpes Valaisannes, et pas n'importe lesquels ! Rien de moins que le Zinalrothorn et le Weisshorn !


La vue est également magnifique sur le Rimpfishorn et au loin nous voyons juste la Pointe Dufour et le Nordend !


Nous passons paisiblement l'après-midi à discuter et allons faire quelques mètres pour repérer l'itinéraire du lendemain. Aucun problème, le chemin est parfait, aucun risque de se tromper.

Anouk et Georges doivent nous rejoindre en fin de journée pour faire la course à quatre le lendemain ! Georges continue sur sa lancée pour s'entraîner pour le Mont-Rose :-) Et Anouk trépigne d'impatience depuis des semaines et attendant de pouvoir enfin venir s'évader avec nous.

Tout se passe pour le mieux jusqu'à ce qu'Anouk m'appelle et me dit d'un air désespéré "on est perdus, je sais pas où, sur une route en terre, on a dû déplacer un arbre pour passer avec la voiture !!"...  Finalement ils la laissent sur place et font un trajet plus long, mais arrivent malgré tout à la cabane !

Il est presque 20h00, donc juste le temps de souper et de préparer les affaires pour le lendemain. Nous allons tout de même nous coucher à 22h00 et le réveil est réglé à 2h55. La nuit sera courte ! Même maman, Jacqueline et Roby sont déjà couchés lorsque nous arrivons dans le dortoir.

Quelques fous-rires plus tard, nous essayons enfin de dormir. Comme d'habitude la nuit sera animée.. enfin Jacqueline surveille Roby et le secoue lorsqu'il ronfle, je fais de même avec Chouchou, mais ce n'est pas toujours efficace ! même qu'il est allé ronfler dans l'oreille de maman, c'est du joli !

Enfin, à 3h00 nous sommes tous les quatre levés et en forme. Nous déjeunons et nous préparons et quittons la cabane vers 4h00.  Il y a environ 1h30 de marche jusqu'au départ du glacier.

Georges inquiet suite à l'expérience de dimanche passé ne sait pas encore s'il va faire la course où redescendre. Il est un peu stressé et à peur de nous poser des problèmes et de ne pas être assez en forme pour faire les 1500 m de dénivelés qui nous mèneront au sommet.

Finalement lorsque nous atteignons le glacier il est en forme et décide de continuer. Nous nous équipons tous les quatre en assistant à un lever du jour mémorable sur le roi du Valais, le Cervin, le Breithorn, le Zinalrothorn et le Weisshorn.

De là il nous reste 1000 m de dénivelé. Nous avons décidé de passer par l'Eisnase, jolie pente d'environ 100 m et 45 degrés. Elle est paraît il en bonnes conditions et il y a des pieux en acier pour permettre de s'assurer.

La montée jusqu'à l'Alphubeljoch se passe sans encombre et nous sommes subjugués par le paysage grandiose qui se dévoie à nos yeux. L'ambiance de notre cordée et bon enfant et tout va pour le mieux.


La vue est complète sur tout le Mont-Rose, Le Cervin, la Dent d'Hérens, le massif du Mont-Blanc...



En face de nous, le Rimpfishorn, l'Allalin, le Strahlhorn, que de bons souvenirs qui reviennent à nos esprits.



Plus loin le Weissmies et la belle arête que nous avons faite l'année dernière et le Lagginhorn la semaine dernière avec Georges


Tout le monde est en forme, y compris notre cher Georges qui mange et qui boit chaque demi-heure. Du col, bon nombre de cordées suivent la voie normale, tandis que quelques unes sont déjà sur l'Eisnase que nous voyons très bien.

Nous nous dirigeons tranquillement vers la fameuse pente, suivis de trois cordées d'italiens forts sympathiques avec lesquels nous rions bien et que nous laissons passer, puisqu'ils sont à deux et que nous sommes à 4 sur la même corde.

Les conditions sont excellentes et la pente est en neige et pas en glace. Nous pouvons donc monter à corde courte et n'avons pas besoin de tirer des longueurs et de s'assurer.

Un pas après l'autre, tout tranquillement, nous parcourons les 100 dernîers mètres avant le sommet. Nous faisons régulièrement de petites pauses pour reprendre notre souffle et se détendre les mollets qui chauffent bien ! Georges qui se faisait du souci, monte comme un pro et sans problème assuré de près par Chouchou.

Anouk et moi n'arrêtons pas de nous émerveiller devant le somptueux paysage, presque qu'on en chanterait une tellent nous sommes heureuses :-)

Peu après nous arrivons sur le grand plateau sommital qui nous offre une vue à 360 degrés impressionnante ! Tout le monde se félicite, tout le monde s'embrasse et crie de joie ! Il est 9h20 du matin et nous sommes au sommet de l'Alphubel avec un temps merveilleux.

Que d'émotions et de sentiments de bonheur qui nous envahissent et bien sûr nous sommes particulièrement fiers de Georges qui a pris son courage à deux mains et a lutté pour arriver au sommet. Enfin, cette fois-ci avec moins de souffrances que la semaine dernière quand même !


Nous prenons une bonne demi-heure pour faire une pause, des photos et profiter de ces instants magiques.



Le Täschhorn et le Dom nous dominent de façon impressionante.


Au loin nous voyons les Alpes Bernoises et le grandiose glacier d'Aletsch. Plus près les pistes de skis de Saas Fée, les nombreuses cordées sur la voie normale de l'Allalin et sur le Feechopf qui se dirigent vers nous.


Nous voyons bien sûr "notre" Dent-Blanche et deux géants que nous aimerions faire en août...


Un guide avec qui j'ai discuté la veille nous conseille de redescendre par la voie nomale pour perdre moins de temps. Nous savons qu'elle est très crevassée et descendons prudemment.

Effectivement nous passons sur des trous énormes et on se demande bien combien de temps ils vont encore tenir. Pourtant il y a encore un grand nombre de cordées qui se dirigent vers le sommet, alors que la chaleur se fait sentir.

Enfin, pour nous tout se passe bien et nous rejoignons rapidement l'Alphubeljoch. De là la descente est rapide jusqu'à la sortie de glacier.

Nous avons rendez-vous avec maman, Jacqueline et Roby près d'un petit lac idylique. Ils sont montés tranquillement le matin et nous amènent notre pric-nic, ce que nous apprécions grandement car nous sommes affamés !

Retrouvailles et explications de nos matinées respectives dans la joie et la bonne humeur, sur fond de Cervin. Nous sommes seuls tous les 7 et profitons de ces instants inoubliables.

Il nous reste ensuite 500 m de descente avant de rejoindre la cabane où nous faisons une grande pose avant de reprendre pour les 500 derniers mètres qui nous conduisent à la voiture.

Anouk et Georges repartent sur leur chemin perdu et nous nous retrouvons tous à Täsch pour boire un dernier verre. Tout le monde est heureux du magnifique week-end que nous avons passé et motivé à renouveler l'expérience bientôt.

Nous nous arrêtons encore à Sion et mangeons avec nos deux amis sur une terrasse, trop crevés pour rentrer cuisiner et surtout pour parler de nos futurs projet.

Le week-end était en tout point exceptionnel et nous avons formé une cordée du tonnerre !

Un grand merci à tous et... vivement demain !

Album photos : http://www.leschouchoux.com/album-1430107.html

Itinéraire : http://www.camptocamp.org/routes/55405/fr/alphubel-par-l-arete-se-eisnase-depuis-taschhutte

Täschhütte : http://www.taeschhuette.ch/

Par Chouchou et Chouchou - Publié dans : Les 4000 - Communauté : Montagnes & Sports
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Lundi 20 juillet 2009 1 20 /07 /2009 11:17
Ce week-end est particulier, puisque c'est l'anniversaire de notre rencontre ! Nous décidons tout d'abord de passer un week-end en amoureux et de fêter ça au Mönch et à la Jungfrau.

Mais la neige tombée vendredi et samedi nous fait renoncer à l'arête effilée du Mönch et aux pentes raides de la Jungfrau... projet remis à plus tard.

Pour la énième fois de la saison nous trouvons un plan B, le Lagginhorn qui se trouve en dessus de Saas-Grund. Nous n'avons jamais parlé de ce sommet, mais la course n'étant pas difficile, cela devrait bien passer malgré la neige.

Du coup, Georges l'ami de notre petite Anouk se joint à nous... course d'initiation pour lui, en vue de la traversée du Mont Rose que nous prévoyons de faire prochainement tous les quatre.

Nous partons samedi à midi de Sion, sous la pluie, en se demandant ce qui nous attend là-haut. Arrivés dans la vallée de Saas, le temps est bien meilleur et le ciel partiellement dégagé.

Nous prenons la télécabine jusqu'à Kreuzboden et il nous reste environ 50 minutes de marche jusqu'à la Weissmieshütte. Il reste encore de la neige malgré le retour du soleil et le vent est glacial.

Enfin, arrivés à la cabane nous nous installons tranquillement avant de réviser notre mouflage et de l'expliquer à Georges. L'heure du repas approche rapidement et nous nous mettons à table alors que la splendide chaîne des Mischabels se dévoile à nos yeux.

Nous mangeons comme des rois et restons un moment à table à papoter tranquillement avant d'aller faire quelques photos des sommets dégagés et de notre course du lendemain !

Comme d'habitude la nuit est interminable et je me repose plus que je ne dors, bercée par les ronflements de mes deux hommes :-)

L'heure de se lever arrive enfin et nous déjeunons tranquillement avant de partir vers 5h00. La course ne comporte pas de difficulté particulière et le glacier n'est pas crevassé. Aussi, nous ne sommes pas stressés par l'horaire.

Nous partons donc tranquillement en direction du glacier avec le jour qui commence à se lever. Après environ une demi-heure, nous attaquons l'arête en rochers (maximum II à quelques endroits). Le neige est bien présente et nous devons garder nos crampons.

Cela n'est pas un problème, mais pour notre cher Georges, la situation n'est pas si évidente. Marcher avec des crampons pour la première fois sur une arête en mixte n'est pas forcément facile ! De plus il neige encore un peu et nous sommes dans les nuages. Ambiance assurée...

Enfin, très courageux il nous suit sans se plaindre... nous sommes récompensés de nos efforts lorsque nous arrivons sur la dernière pente raide, sous le sommet, par un ciel qui se dégage et une vue à couper le souffle.

Tout le massif des Mischabels s'offre à nous et c'est avec plaisir que nous voyons ces sommets dont le Nadelhorn que nous avons fait l'année dernière et le Dom qui nous attend en août.

De l'autre côté le Mont-Rose majestueux et le Weissmies que nous avons également fait l'année passée en traversée. Le Strahlhorn et l'Allalin où nous avons d'excellents souvenirs !


La pente est assez raide et le vent glacial nous coupe le souffle et nous gèle les mains et le visage, mais le sommet est en vue !


Par chance, nous l'avons pour nous tout seuls et grimpons jusqu'à la croix faire quelques photos avant de redescendre un peu se mettre à l'abri du vent.

Les grand sommets des Alpes Bernoises sortent au dessus des nuages avec le Fletschhorn au premier plan et comme toujours ce sont des vues incroyables.

Nous prenons le temps de faire une longue pause avant de reprendre la descente qui se révèle un peu fastidieuse pour notre cher ami. La neige a déjà bien fondu sur les rochers, mais nous sommes encore obligés de garder nos crampons et il n'est pas facile de rester stable et ne pas se tordre les chevilles !

Enfin, toujours courageux Georges continue son chemin sans se plaindre malgré la fatigue qui commence à se faire sentir.... Nous prenons le temps, question de ne pas dégoûter notre ami de la montagne et sommes bien contents lorsque nous arrivons à nouveau sur le glacier.

Le soleil brille de mille feux et il ne nous reste plus qu'une courte descente avant de pouvoir enfin enlever ces foutus crampons ! Georges n'y croyait plus, mais tout arrive ! :-)

Nous profitons du beau temps pour manger quelque chose avant de rejoindre la cabane prendre nos affaires.

Samedi nous avions décidé de faire la descente de Kreuzboden à Saas Grund en trotinettes et nous nous dépêchons donc de rejoindre la télécabine pour réserver les fameux engins !

Chose faite, elles sont réservées pour 16 h 00 et nous avons encore une bonne heure pour faire un pic nic bienvenu et nous reposer dans l'herbe.

A 16 h 00 c'est parti, nous nous élançons tous les trois pour 11 km de descente en trotinette... le premier kilomètre est un peu fastidieux pour moi, tandis que les garçons sont tout de suite à l'aise et et foncent à pleins tubes ! M'enfin, je ne vais pô me laisser faire et me laisse petit à petit griser par la vitesse !

Gros fous rires dans cette descente mémorable avec vue imprenable sur les imposants 4000 de Saas Fée !

Nous arrivons  la voiture crevés mais vraiment heureux et le coeur rempli de moments inoubliables !

Il ne manquait que notre petite Anouk à ce merveilleux week-end, mais nous allons bientôt nous ratrapper.

En attendant, grâce à Georges, nous nous sommes rappelés qu'il n'y a finalement pas de 4000 facile et que la haute montagne est toujours une aventure. Si les difficultés ne sont pas d'ordre technique, la longueur de la course, les conditions et la forme physique de chacun peuvent bien compliquer les choses et parfois être fatales. Et n'oublions pas non plus que lorsque nous sommes au sommet, seule la moitié de la course est faite et que le retour est souvent tout aussi long et pas plus facile.

Enfin, nous tâchons d'être toujours prudents et savons renonçer si nous estimons de pas être en sécurité.

Et ainsi nous profitons dès que possible de nous évader dans ces belles montagnes au coeur desquelles nous avons la chance de vivre !

Un grand merci à Georges pour son agréable compagnie et un grand coup de chapeau pour son courage et sa tenacité ! On est fier de toi :-)

Albrum photos : http://www.leschouchoux.com/album-1425341.html

Topo : http://www.camptocamp.org/routes/53794/fr/lagginhorn-voie-normale

Weissmieshütte : http://www.vs-wallis.ch/wallis/huetten/weissmies.html




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