Chouchoue

Les aléas de la vie ont fait que je continue désormais mon chemin seule et que ce blog sera désormais le mien, alors bienvenue à tous !  

Ma passion pour la montagne est toujours intacte et j'ai dans le coeur encore plein de rêves que j'espère réaliser ! Certains plus fous que d'autres, mais avoir des rêves c'est pour moi rendre la vie de tous les jours encore plus belle ! Je sais que ma bonne étoile va me conduire vers de merveilleuses aventures et me faire vivre des moments inoubliables !

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Moi, c'est Christel,  

Je suis née et ai grandi en Valais il y a un peu plus de 38 ans. Mes étés d'enfant se passaient au "mayen" avec mes grands-parents, ma soeur et mes cousins. Depuis toujours jai entendu mon papa parler de ses courses en montagne... mais n'ayant pas la possibilité d'y participer, je passais mon temps à regarder de belles photos dans les livres et à rêver d'être un jour sur l'un de ces sommets... le temps qui a passé m'a conduite sur d'autres chemins, mais l'envie d'aller voir "là-haut" a été plus forte et un jour j'ai décidé de prendre son destin en main et de changer de vie...

Amatrice, mais passionnée, je profite dès que les conditions le permettent de partir sur les hauteurs avec mes amis. Depuis mon premier sommet, je n'ai cessé de progresser et réalise petit à petit mes rêves ! Je vis à chaque fois des moments intenses et merveilleux et suis toujours impatiente de vivre de nouvelles aventures.

La vie est si belle et j'ai la chance d'être née au bon endroit et d'avoir des amis merveilleux et chers à mon coeur, alors merci à tous !


Je vous souhaite de passer un bon moment ici et de vous donner l'envie de découvrir ces endroits...

A bientôt peut-être !

Christel

Jeudi 20 août 2009 4 20 /08 /Août /2009 10:41
Avec le temps splendide que nous avons toujours, c'est un pécher pour nous d'aller travailler et nous décidons de profiter encore de nos belles  montagnes.

Notre nouvelle destination est le Dom des Mischabel, sommet bien connu et le plus haut entièrement situé en Suisse, 4545 m d'altitude. Il est situé entre Saas Fée et Zermatt.

Nous avons réussi à trouver une date qui joue avec notre petite Anouk pour qu'elle puisse nous accompagner. Vu la canicule de ces jours, nous décidons de partir très tôt pour la cabane du Dom. Il paraît en effet que son accès est très pénible et surtout long, 1500 m de dénvelé.

C'est donc à 5h00 du matin que nous nous donnons rendez-vous à Sion et que nous partons à destination de Randa, joli petit village du Haut-Valais, situé non loin de Zermatt.

Vers 7h00 nous sommes prêts au départ et nous commencons à marcher dans la fraîcheur matinale. Le chemin traverse d'abord le charmant village avant d'emprunter un joli sentier dont la pente est toujours assez soutenue.


Il nous conduit à travers une forêt avant de passer à proximité de l'Europahütte.



De là, le sentier se fait un peu plus technique et il faut remonter une barre de rochers.



L'équipement est remarquable et des câbles et des échelons sont judicieusement placés dans tous les passages plus difficiles.


Le village de Randa semble minuscule tout au fond de la vallée et nous avons devant nous l'imposant Weisshorn, le Zinalrothorn et le Cervin pour nous accompagner.

Le soleil vient nous accueillir pour la dernière demi-heure de marche et nous arrivons à la cabane vers 11h00, frais et dispo, étonnés qu'elle soit déjà là !


La cabane est toute mignone, bien soignée, et les gardiens ont même mis de belles fleurs, et même des Edelweiss !



Par contre les lits sont plus que mini et il ne faut vraiment pas être gros, la nuit promet d'être dure.


Si de l'extérieur l'accueil est sympathique, il en est tout autre de la gardienne qui ne doit pas connaître le mot  sourire et sa jeune aide non plus. Elle nous fera même payer des petits déjeuners que nous n'avons pas pris, faut d'avoir de la place pour s'asseoir !


Enfin, nous passons l'après-midi à bronzer et à nous reposer en improvisant des maillots de bain maison :-)


Le repas est servi à 18h00 et à 19h30 nous sommes au lit ! C'est du jamais fait, mais nous voulons être en forme pour les 1605 m de dénivelé qui nous attendent le lendemain.

Réveil à trois heures après une nuit atroce, seul Chouchou a dormi, et nous nous préparons rapidement pour cette longue journée.

Les jours ayant déjà bien diminué, nous marchons pratiquement jusqu'au Festijoch dans la nuit. Il faut tout d'abord monter le long de la morraine avant de s'équiper et de prendre pied sur  le Festigletscher,  pour arriver au pied du Festijoch. 

De là, la montée au col est équipée de cordes dans les passages les plus compliqués et il faut ensuite remonter le long de gradins et d'éboulis jusqu'à l'arête, sans oublier de faire attention à ne pas faire tomber des pierres sur les cordées du dessous, car rien n'est stable !

Partis dans l'idée de faire le Festigrat, nous décidons au col d'emprunter la voie normale car nous sommes trois et n'avançons pas très vite dans les rochers.

Il faut donc tout d'abord descendre environs 70 m et passer sous de menaçants sércas avant de commencer à monter tranquillement. Il y a du reste de gros blocs de glace non loin de la trace, une chute étant survenue le jour d'avant... brrrr... nous pressons le pas et gardons un oeil attentif sur cette imposante masse de glace.

Ensuite, il nous reste environ 700 m de montée pénible. La pente est toujours bien soutenue et même très raide. Nos pas sont lents et nous faisons de fréquentes petites pauses pour souffler et boire.


La vue est magnifique, Tête Blanche, L'Obergabelhorn, La Dent Blanche, le Zinalrothorn...



Enfin, après plusieurs heures nous faisons une petite pause à 100 m du sommet



Nous raccourcissons la corde et attaquons la dernière pente raide qui nous amène au sommet.


Toutes les traces de fatigue disparaissent comme par enchantement et c'est la grande joie de nous retrouver sur le toit de la Suisse :-) Nous dominons tous les 4000 environants dont certains que nous avons fait. L'Alphubel a l'air tout petit et pourtant il culmine à 4206 m !


La vue est incroyable... Le Cervin bien sûr, le massif du Mont-Blanc au loin



Le Mont-Rose, magnifique et imposant, le Täschhorn...



Notre Dent-Blanche :-) l'Obergabelhorn, le Zinalrothorn



Les Alpes Bernoises au loin, derrière le Nadelhorn et la Lenzspitze



Saas- Fée minuscule au fond de la vallée



Zermatt dominée par le Cervin



Nous ne savons plus où regarder et sommes éblouis devant tant de beauté et la perfection de la nature !


Enfin, malgré tout nous devons songer à redescendre et partons d'un bon pas, quelque peu en soucis de voir l'état du Festigletscher...

Jusqu'au col le glacier est assez peu crevassé et tout se passe sans problème. Nous enlevons nos crampons pour passer le Festijoch d'où nous avons également une magnifique vue sur le Festigrat.


La traversée du Festijoch est vraiment facile et sympa



Très bien équipé...


De là, nous devons encore redescendre sur le Festigletscher qui nous donne quelques sueurs froides. Le glacier est rempli de cravasses énormes et certains ponts de neige sont plus que douteux ! Nous entendons l'eau couler sous nos pieds, sans savoir sur quoi nous marchons, ce qui est peut-être mieux !


Enfin, nous arrivons à la fin du glacier sans soucis et sommes soulagés d'être à nouveau sur des rochers !



Nous nous arrêtons à la cabane pour reprendre nos affaires et partons rejoindre notre voiture, 1500 m plus bas !


Le soleil est fort, mais un léger vent rend l'atmosphère agréable. Nous descendons d'un bon pas en prenant tout de même le temps de faire quelques photos de ce très joli chemin et de profiter encore de la vue magnifique.

Nous arrivons à Randa 2h30 plus tard et finalement les 3000 m de descente sont moins terrible que nous l'avions pensé, même si nous sommes bien contents de nous débarrasser de nos sacs et surtout d'enlever nos chaussures !

La journée a été très longue, mais nous sommes vraiment heureux d'avoir fait cette course magnifique et d'avoir une fois de plus partagé des moments intenses et fomidables !

Voilà encore un endroit où nous reviendrons certainement un jour en ski, car la descente doit être fantastique !

Ablum photos : http://www.leschouchoux.com/album-1444496.html

Domhütte : http://www.domhuette.ch/

Topo : http://www.camptocamp.org/routes/45290/fr/dom-des-mischabel-voie-normale
Par Chouchou et Chouchou - Publié dans : Les 4000 - Communauté : Montagnes & Sports
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Dimanche 16 août 2009 7 16 /08 /Août /2009 17:56

Francine la maman de Chouchou est en vacances chez nous et nous décidons donc de faire une activité à laquelle elle puisse participer.

Enfin, nous n'avons pas emmené belle-maman sur la vie ferrata :-), mais nous décidons de nous rejoindre au restaurant des Rochers de Naye.

La journée commence donc tout en douceur avec un super petit déjeuner en compagnie d'Anouk et Georges. Ambiance décontractée et bonne humeur sont au rendez-vous.

Nous avons décidé de monter aux Rochers de Naye avec le petit train panoramique qui part à 8h41 de la gare de Montreux. Tout se passe bien, jusqu'à ce qu'un petit doute m'assaille. Je demande à Chouchou "T'as pris ton baudrier mon coeur ?" et il me répond "mais non Chouchoue on va faire une via ferrata"... "Ah.... euh... moi non plus... mais faut bien accrocher la longe à quelque chose ?"

Quelques jurons plus tard, nous décidons de vite nous arrêter dans un magasin de sport... qui ouvre à 9h00... grrr... enfin, finalement nous achetons deux nouveaux baudriers (ça fait pas cher la journée avec le train !!!) et arrivons à temps pour le train de 9h41.

Et là franchement, si nous avons un conseil à donner, c'est de ne pas prendre ce foutu train, qui est une arnaque totale pour les touristes ! C'est hors de prix et les gens sont entassés les uns sur les autres. Résultat on crève de chaud, on sent la transpiration du voisin et on peut pas bouger. Pis encore, nous on était assis ! :-))

Enfin, malgré tout nous arrivons à la petite station de Jaman où nous laissons belle-maman continuer son chemin pendant que nous nous dirigeons tous les quatre en direction de la via ferrata.

Bonne nouvelle, elle est entièrement à l'ombre et vu la chaleur c'est fort appréciable. Nous ne savons pas trop ce qui nous attend, car d'après le topo elle est "Extrêmement difficile" et "Réservée aux chevronnés" ???

Bon, c'est pas que ça me rassure pas vraiment, mais c'est tout comme :-) Chuis pas la pro de ce genre de truc et je me sens bien plus à l'aise en faisant de l'escalade que sur ces morceaux de ferraille :-) m'enfin, kan faut y aller, faut y aller !

Nous laissons deux monsieurs sympathiques partir devant nous  et nous y mettons à notre tour. La première partie est un mur vertical de 50 mètres, autant dire qu'il n'y a pas d'échauffement.

Nous y allons tranquillement et bien sûr ça rigole et ça papote, même dans l'effort. Tout se passe bien, jusqu'à ce que l'un des deux monsieurs fasse un malaise. Nous essayons de le motiver et de le déstresser et après une bonne pause il repart.

De notre côté, nous arrivons au pont de singe que chacun passe à sa manière... nous avons bien rigolé de voir la tactique bien différente de chacun, le câble par devant, par derrière...  chacun son style.

Nous arrivons en suite vers une grotte et profitons de faire quelques photos et d'admirer la vue imprenable sur le Lac Léman. C'est carrément époustouflant !

De là nous pouvons récupérer dans une longue traversée sur des vires herbeuses avant d'attaquer la fameuse et terrible dernière partie ?! Nous nous posons tout de même la question car "Y a du gaz, c'est physique, faut avoir la forme..."

Enfin, nous nous y collons et finalement ce n'est pas si terrible. Les premiers mètres sont à la verticale et ensuite un joli surplomb tire bien sur les bras. C'est bien sûr là que je croche ma longe et que je suis bloquée, et il faut que je redescende ! Un p'tit juron plus tard j'arrive à la débloquer, mais je souffle comme un taureau et j'entends Georges derrière qui fait pareil... gros fou-rire

De là, il ne reste que quelques mètres pour atteindre le sommet où nous sommes accueillis comme des stars par l'appareil photo de Chouchou

Nous profitons de la vue splendide sur toutes les Alpes Valaisannes et Benoises, le Lac Léman, le Jura, c'est vraiment magnifique.

Quelques photos plus tard nous rejoignons Francine, qui ne nous aura finalement pas attendu trop longtemps, au restaurant et nous mangeons tous les cinq tranquillement sur la terrasse.

De là, nous redescendons tous les quatre par le chemin de la grotte, tandis que Francine nous attend à la station de Jaman.

Nous voyons au passage la via ferrata d'en haut...

Le chemin longe la crête avant de descendre sur la gauche et de traverser une grotte "uniquement réservée aux personnes entraînées" :-)

La vue est magnifique et nous sommes tout proches des Gais Alpins dont nous avions fait la traversée en juin, dans le brouillard et le froid. Nous en gardons tout de même un excellent souvenir et décidons d'y revenir avec Anouk et Georges.

Nous entrons dans la fameuse grotte un peu intrigués... il fait effectivement nuit noir et nous rions comme des gamins. Par contre c'est super glissant et nous faisont bien attention de ne pas prendre une gamelle.

Le chemin devient de plus en plus étroit et de plus en plus raide pour finir par un passage assez mini... et comme dit sur le topo "faut pas être trop gros", sinon ça va coincer :-)

Dès la sortie de la grotte nous rejoignons le Col de Bonaudon, point de départ des Gais Alpins, avant de rejoindre la station de Jaman.

Nous rejoignons Francine pour les quatre heures... tarte à la crème qu'Anouk avait repérée le matin et tarte au vin cuit, accompagnées de sirop maison, le top du top !!

De là nous reprenons le train, à nouveau entassés, qui nous ramène à Montreux.

Nous avons vraiment passé une magnifique journée de détente et de franche amitié. Une journée sans soucis et de pur bonheur !

Album photo : http://www.leschouchoux.com/album-1441912.html

Topo : http://www.viaferrata.org/nouveausite/suisse-via-ferrata/522-rochers-de-naye-montreux-vaud-2.html

Train : http://www.goldenpass.ch/default.asp?OrgID=7
Par Chouchou et Chouchou - Publié dans : Escalade - Via Ferrata - Communauté : Montagnes & Sports
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Vendredi 7 août 2009 5 07 /08 /Août /2009 15:16

Nous voici donc au troisième matin de notre escapade dans la splendide région de l'Oberland Bernois.

Après une merveilleuse nuit dans les bras de morphée, nous nous levons en pleine forme à 3h00, pour partir au plus tôt en direction du Gross Fiescherhorn que nous allons gravir par l'arête nord ouest.

Il faut environ 4h00 pour atteindre le sommet et vu la pente sommitale de 50 degrés, nous désirons y être très tôt pour éviter tout risque de glissade sur de la neige trop molle.

C'est avec la pleine lune qui veille sur nous que nous partons d'un bon pas en direction de notre sommet du jour.

L'ambiance est magique et nous n'avons quasiment pas besoin de nos lampes frontales pour marcher. De plus, nous sommes seuls, toutes les autres cordées se rendent à la Jungfrau.

La longue traversée jusqu'au pied de l'arête est faite en moins de deux heures. Nous sommes vraiment en pleine forme et avançons bien plus vite que prévu et rattrappons d'ailleurs la seule cordée qui nous précède.

Nous arrivons au col avec le levé du jour et c'est avec émerveillement que nous voyons les premiers rayons du soleil venir éclairer le Mönch. Ce sont tout simplement des moments incroyables et nous regardons ce spectacle bouche bée.


Petit à petit se sont les Alpes Valaisannes que le soleil embrase... un vrai cadeau du ciel


Enfin, malgré la beauté du spectacle, nous devons continuer notre chemin. L'arête est sous nos yeux, impressionnante, en-dessous de celle-ci, la gigantesque face nord...

La montée commence tranquillement et nous progressons sans problème jusqu'à la fameuse pente.

Sûrs de nous et en confiance, nous l'attaquons corde courte et tendue pour ne pas perdre de temps. La neige est bien dure et nos crampons tiennent bien. A l'aide de nos piolets, nous montons assez rapidement sans se laisser impressionner.

Arrivés en haut de la pente, le sommet est bientôt là. Nous passons quelques ressauts rocheux entrecoupés d'une arête aérienne en neige avant d'atteindre une dernière petite pente qui nous conduit au sommet.

Tout se passe bien malgré la présence de glace et inutile de préciser que nous plantons solidement nos crampons et notre piolet, glissade interdite !

Arrivés au sommet à 7h30 après seulement 3h15 de marche,  nous nous retrouvons un bref instant avec un guide et ses deux clients avant de pouvoir bénéficier de ce dernier tout seuls.


Nous prenons quelques photos et profitons trop rapidement de la vue



La trilogie... Jungfrau, Mönch et Eiger



Les Fiescher...



L'Aletschorn et les Alpes Valaisannes


Mais le chemin du retour est encore long et exposé et nous attaquons la descente tranquillement. Nous assurons la partie en glace du sommet, autour d'un rocher, afin de ne pas prendre de risque.

Tout se passe sans problème jusqu'à la pente. Nous voyons au loin le guide qui fait descendre ses clients, mais nous décidons encore une fois de continuer à corde courte et tendue pour gagner du temps.

Le nez contre la neige, le piolet et les crampons bien plantés nous avalons la pente assez rapidement.  Nous arrivons au pied de l'arête sans problème, il est encore très tôt.

Malgré tout, nous ne voulons pas traîner car nous avons vu quelques vilaines crevasses et nous aimerions passer la rimaye avant qu'elle ne prenne le soleil.
Tout se passe merveilleusement bien et nous sommes hors de danger vers 10h00. Il nous reste une petite remontée vers la cabane, mais le glacier n'est pas crevassé.

Nous arrivons à la Mönchjochhütte  vers 11h00, comblés par ces trois jours magnifiques, passés dans des conditions exceptionnelles

Il ne nous reste plus qu'à prendre nos affaires et à profiter du reste de la journée sans soucis ! Nous nous dirigeons vers le Jungfraujoch afin de reprendre le train en direction de la Kleine Scheidegg où nous apprécions de revoir des prés verts et de belles petites fleurs !

C'est de bon coeur que nous mangeons une délicieuse fondue sur une terrasse en face des faces nord de l'Eiger, du Mönch et de la Jungfrau.

Chouchou n'en laisse pas une miette, tellement il l'apprécie ! Nous profitons de ces purs instants de bonheur et vivons pleinement le moment présent avant de reprendre le joli petit train qui nous ramène à Grindelwald.

Nous rentrons la tête et le coeur remplis de ces instants indéfinissables que nous avons passés et que nous ne pourrons oublier et avons d'ores et déjà décidé de revenir dans ce coin de paradis, mais la prochaine fois avec nos skis !

Album photo : http://www.leschouchoux.com/album-1436968.html

Topo : http://www.camptocamp.org/routes/56171/fr/gross-fiescherhorn-arete-nw

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Vendredi 7 août 2009 5 07 /08 /Août /2009 13:32
Après notre retour mouvementé du Mont-Rose dimanche dernier et le temps moche de lundi, la météo annonce quatre jours de grand beau temps !

Nous décidons d'en profiter et prenons trois jours de congé pour partir en amoureux à la découverte de l'Oberland Bernois avec en projet de gravir le Mönch et la Jungfrau.

C'est donc sous un soleil radieux que nous partons mardi matin pour Grindelwald, village renommé pour ses célèbres sommets et particulièrement pour l'impressionnante face nord de l'Eiger qui le domine.

Nous nous dirigeons en direction de Goppenstein où nous mettons notre voiture sur le train pour traverser la montagne et ressortir dans le canton de Berne, à Kandersteg. De là, nous descendons la vallée en direction du Lac de Thoune avant de remonter sur Grindelwald. Joli voyage qui nous prend deux bonnes heures.

De là, nous prenons le train qui va nous emmener à travers les prés et les alpages jusqu'à Kleine Scheidegg, station intermédiaire au pied des faces nord de l'Eiger, du Mönch et de la Jungfrau.

Nous changeons ensuite de train, pour filer au coeur de la montagne et traverser même la face nord de l'Eiger avant d'arriver à 3'454 m d'altitude au Jungfraujoch !


De là, nous avons l'impression que la Jungfrau et le Mönch sont à portée de main



Nous voyons l'imposant Aletschhorn qui domine le gigantesque glacier d'Aletsch.


Il nous faut environ 3/4 d'heure pour nous rendre à la Mönchjochhütte, point de départ de nos ascensions. C'est carrément une piste dammée qui nous conduit à la cabane, située au pied du Mönch, et qui par son accès facile attire une foule de touristes.

Nous nous installons dans notre dortoir, immense, près de 20 places, et passons le reste de l'après-midi sur la terrasse au soleil.

Tout à coup je sens une main sur mon épaule et nous sommes tout surpris et tout heureux de voir notre cher guide et ami Jean-Marc ! Il se rend le lendemain à la Jungfrau avec deux clients.

Nous passons donc la fin de l'après-midi à parler et à écouter ses conseils. Selon lui la Jungfrau est en bonnes conditions, mais dès le col, la glace commence à faire son apparition et tout faut pas serait fatal.

A table, nous parlons également avec un guide fort sympathique qui va faire mercredi matin le Gross Fiescherhorn avec son client. Il nous dit qu'actuellement il est en parfaite condition, mais également assez exposé. Nous voyons la trace qui mène à l'arête depuis la cabane et je suis bien inspirée par ce sommet.

C'est donc la tête pleine de questions que nous allons nous coucher. Chouchou se sent en pleine forme et moi je réfléchis et j'angoisse toute la nuit.

Au final, nous nous levons à 6h00 du matin et partons pour le Mönch à 7h00. Miraculeusement, dès que nous commencons à marcher, mes doutes s'envolent et je me sens bien et heureuse d'être là.

La montée au Mönch est courte, mais l'arête sommitale est exposée et très aérienne. Raison pour laquelle nous ne l'avons pas fait le premier jour afin de bénéficier de la neige du matin encore bien dure.

La course débute sur une arête en rocher avec de la marche et de l'escalade facile. Nous traversons ensuite une première arête de neige pas trop raide avant de nous retrouver sur un nouveau ressaut rocheux.


De là une pente en neige plus raide, équipée de pieux pour l'assurage, nous mène à la fameuse arête sommitale.



Nous nous concentrons bien, car tout faut pas ou perte d'équilibre serait fatal et nous arrivons au sommet sans problème.



De là, la vue est encore une fois à couper le souffle.



La Jungfrau est majestueuse et l'Eiger impressionnant.



Nous voyons même derrière l'Aletschhorn les Alpes Valaisannes, le Mont-Rose et bien d'autres.



Au fond, ce sont les prés verts de Grindelwald, la Kleine Scheidegg et le lac qui contrastent avec le blanc des glaciers qui nous entourent.



Nous avons également une vue de premier ordre sur le Gross Fiescherhorn, l'Hinter Fiescherhorn, le Finsteraarhorn...



Enfin, nous ne nous attardons pas, désireux de redescendre avant que la neige ne ramolisse trop.


Tout se passe pour le mieux, même le croisement d'une cordée sur l'arête et nous nous retrouvons à la descente derrière un guide espagnol et son client fort sympathiques.

La neige est encore assez dure et nous n'avons pas besoin de nous assurer aux pieux. Nous descendons donc corde tendue pour perdre moins de temps.

Arrivés au bas des passages de neige, nous faisons une longue pause sur les rochers, au soleil, et profitons de ces moments magiques que nous vivons tous les deux.

Nos ventres commençant à crier famine, nous retournons à la cabane pour manger de bon coeur. Nous passons le reste de l'après-midi à lézarder au soleil et à regarder le va et vient de deux avions de glacier qui baladent les touristes.

La journée s'étant magnifiquement bien passée, nous décidons définitivement de faire le Gross Fiescherhorn, plus sauvage et moins fréquenté que la Jungfrau, mercredi.

La soirée arrive vite et nous allons nous coucher vers 20h30 pour être en forme le lendemain. En effet, le guide nous a dit que l'arête prend le soleil très tôt. La dernière pente étant proche de 50 degrés, nous désirons être de retour avant qu'elle ne chauffe pour ne prendre aucun risque.

C'est donc le coeur léger et plein de bonheur que nous nous endormons l'un contre l'autre en se réjouissant de la journée qui nous attend...

Album photo : http://www.leschouchoux.com/album-1436928.html

Topo : http://www.camptocamp.org/routes/54703/fr/monch-par-l-arete-se

Mönchjochhütte : http://www.moenchsjoch.ch/

Jungfraujoch : http://www.jungfraubahn.ch/de/DesktopDefault.aspx/tabid-8//183_read-808/
Par Chouchou et Chouchou - Publié dans : Les 4000 - Communauté : Montagnes & Sports
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Dimanche 2 août 2009 7 02 /08 /Août /2009 19:55

Le Pollux est le premier des onze sommets que nous avons prévus de faire lors de notre traversée du Mont-Rose avec Anouk et Georges.

Les dates sont bloquées depuis longtemps vu l'emploi du temps de chacun et nous sommes tous impatients de partir. Nous décidons de dormir à Täsch vendredi soir afin de prendre le premier train et ensuite la première cabine pour le Petit Cervin.

Nous passons une excellente soirée tous les quatres et faisons un étalage de nourriture sur le lit de l'hôtel afin de préparer nos casse-croûtes de la semaine. Autant dire que nous n'allons par mourir de faim !

Au réveil samedi matin le ciel entièrement dégagé laisse présager une journée magnifique. Nous partons donc dans la bonne humeur en direction de Zermatt.

De là, les cabines nous amènent en quelques minutes au Petit Cervin à environ 3800 m d'altitude, sans le moindre effort. Autant dire qu'il n'y a pas d'acclimatation !

Heureusement, la course débute tout tranquillement en traversant le plateau du Breithorn, sous les sommets Central et Oriental de ce dernier.

Nous prenons notre temps et faisons quelques photos de tous ces 4000 qui nous dominent. Nous voyons déjà le Pollux et à sa droite le Castor, dont la traversée est prévue pour dimanche avant de redescendre sur le refuge Quitino Sella.

Quelques belles crevasses sont déjà bien présentes et certains ponts de neige bien douteux. Nous marchons corde tendue et tout se passe sans problème même si nous sommes obligés de faire quelques sauts pour les éviter.

Le temps de prendre notre souffle, une courte montée nous mène au pied du Pollux. De là nous commençons la partie rocheuse, assez facile et ludique.

Tout le monde est en pleine forme et d'excellente humeur et nous montons dans une sympathique ambiance.

Nous rejoignons bientôt les dalles équipées de cordes fixes (passage de III+), mais rendu facile grâce à ces dernières. Par sécurité, Chouchou décide tout de même de nous assurer et nous montons ainsi sans aucun problème.

Enfin, cela tire bien sur les bras et nous nous entraidons les uns les autres, au milieu de bons rires.

La situation est juste un peu plus problèmatique lorsque nous croisons une cordée qui descend, mais enfin chacun arrive à se débrouiller comme il peut. Anouk et moi nous faisons même draguer devant nos Chouchoux par deux jeunes hommes très rigolos qui nous promettent le champagne et la suite au refuge :-)

Arrivés au sommet des rochers, nous sommes accueillis par la Vierge et le Christ qui veillent sur la montagne et sur nous.

La vue est magnifique sur le Castor

Il ne nous reste ensuite qu'un petit bout d'arête en neige afin d'atteindre le sommet. Les mollets chauffent et le souffle se fait plus court, mais enfin nous arrivons au sommet de notre premier 4000 de la semaine.

Nous sommes tous très heureux et enchantés de cette course variée et agréable. Après les bisoux et les félicitations d'usage nous redescendons en direction du Refuge des Guides d'Ayas où nous allons passer la nuit.

Cinq ou six personnes se sont lancées dans le passage des cordes fixes alors que nous descendions et nous nous retrouvons Anouk et moi saucissonnées entre deux gros gaillards, autant dire que nous ne sentons plus le vent !

Enfin, après quelques exercices pas très nets nous arrivons à nous dépatouiller de la situation bien drôle et arrivons au pied des dalles.

Entre-temps les nuages ont fait leur apparition et nous n'y voyons plus rien. Arrivés au pied des rochers nous demandons à un guide américain fort sympathique si nous pouvons le suivre.

Bien sûr nous avons notre GPS, mais les crevasses ne sont pas indiquées ! Et ce n'est pas peu dire qu'il y en a plein ! Il est trois heures de l'après-midi  et la neige est très molle, nous sommes donc plus que prudents.

Enfin, après nous être retrouvés entourrés de crevasses, nous arrivons tout de même au refuge et avons droit à une chambre pour nous quatre ! Grand luxe des refuges italiens et bien sûr on nous demande de choisir notre entrée, pâtes ou minestrone !

Dehors le mauvais temps est vraiment là et ne laisse rien présager de bon pour le lendemain. Nous décidons tout de même de nous lever à 4h30. Un violent orage nous réveille dans la nuit et lorsque nous nous réveillons, tout est complètement bouché.

Nous devons nous résoudre à la seule option possible et à celle que toutes les personnes présentes prennent, c'est de retourner au Petit Cervin et de rentrer.

Il ne sert à rien de rester un jour de plus, car le météo de lundi sera encore plus pourrie !

Mais enfin, quel retour nous avons ! Le départ du refuge se passe plutôt bien, il n'y a pas trop de vent et nous avons encore de la visibilité.

Tout à coup, il se lève, tempétueux, des grêlons tombent et nous brûlent presque les jambes à travers de nos pantalons. On n'y voit plus rien et nous avançons têtes baissées, le visage caché dans nos vestes !

On se croirait dans un film au Pôle Nord et nous marchons  tant bien que mal courbés pour lutter contre cette force invisible qui n'attend qu'un moment d'inattention pour nous jeter à terre.

Bien sûr, nous devons repasser sur les crevasses de la veille et nous avons l'impression que celle-ci n'attendent que nous ! La neige est molle et nous devons donc être très prudents.

Enfin tout se passe pour le mieux et nous rions de cette situation incroyable, presque pire qu'en hiver. Nous avons l'impression d'être seuls, perdus au milieu de nul part, lorsque tout à coup nous croisons deux personnes.

J'ai l'impression de voir deux martiens et me demande ce qu'ils foutent là, alors qu'ils doivent se poser la même question :-)

Malgré tout, nous arrivons bientôt au Petit Cervin et sommes bien heureux de nous retrouver au chaud !

La cabine ne fonctionne pas, il y a une panne d'électiricté et nous restons bloqués près de deux heures au restaurant. Dehors la tempête fait toujours rage, la neige tombe à plat et nous voyons d'énormes éclairs.

Nous ne nous laissons pas abattre et mangeons notre gargantuesque pic-nic en attendant de pouvoir bouger.

Vers midi nous pouvons descendre, 1250 kg de pierres ont été mises au milieu de la cabine... situation rocambolesque, mais très amusante.

Nous arrivons sans encombres jusqu'à Zermatt où nous faisons un peu de shopping avant d'aller manger une bonne assiette de röstis !

Et voilà un week-end bien rempli et qui nous a rappelé que si la montagne est belle lorsque le soleil brille, elle change bien vite de visage lorsque le mauvais temps s'installe. Aussi il est important de bien préparer ses courses et de savoir se débrouiller dans toute situation.

De notre côté, nous avons passé deux jours formidables et avons également bien apprécié cette journée mouvementée et riche en émotions.

Je ne peux que confirmer que nous faisons tous les quatre une cordée du tonnerre et qu'il n'y a jamais un problème ni une tension entre-nous, mais au contraire que nous nous soutenons les uns les autres et que des liens forts nous unissent.

Vivement de nouvelles aventures et le Mont-Rose... ce n'est que partie remise !

Album photo : http://www.leschouchoux.com/album-1434286.html

itinéraire : http://www.camptocamp.org/routes/54631/fr/pollux-arete-sw

Par Chouchou et Chouchou - Publié dans : Les 4000 - Communauté : Montagnes & Sports
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